Je suis elles

Avez-vous déjà ressenti comme des pics dans le ventre?

Ou des douleurs comme si on vous compressait les entrailles?

Ou encore la tête qui gratte, la gorge qui pique alors que vous n’êtes absolument pas malade?

Moi, oui. J’ai parfois l’impression d’être la victime d’un ennemi maléfique qui s’acharne sur moi, qui s’acharne sur une poupée vaudou à mon effigie et frappe, là où ça fait mal.

poupée vaudou

Pourtant, ni mage, marabout ou vilaines sorcières. Non, cet ennemi qui ose me défier, il est en moi. Tel un alien qui vivrait, là, logé au creux de mes entrailles.

Cette chose incontrôlable, cet ennemi intérieur, cet adversaire redoutable c’est mon hyper-empathie de maman.

Vous savez, cet instinct, qui fait que vous entendez les moindres pleurs de vos enfants, le moindre gémissement alors que vous dormez, que leur chambre soit à l’autre bout de la maison ou pas. Ce sentiment, qui vous fait reconnaître juste au son, si la chute du petit dernier est grave ou pas. Cette sensation, de savoir que votre enfant ne va pas bien avant même qu’il le dise.

Mais aussi, cette douleur à chaque fois qu’il tousse, qu’il pleure, qu’il a de la fièvre. Cette émotion, quand il se fait mal, tombe, ou qu’il est triste.

À chaque fois que les miss sont malades, je suis malade aussi. J’ai le ventre serré. Chaque éternuement, chaque raclement de gorge (saleté de rhino, de rhume et d’angines!), et ce sont des aiguilles qui s’enfoncent dans mon ventre, dans ma gorge.

Si c’est le thermomètre qui dépasse le rassurant 37,5°C, chaque dixième de degré est comme un uppercut reçu en pleine figure.

Et cette boule a la gorge quand la grande joue avec les limites de la gravité sur sa balançoire ou que la micro veut s’élancer seule du haut d’un escalier (en sautant à chaque marche évidemment!).

Cette chose, ces sentiments, ces douleurs bien réels, j’ai bien essayé de les raisonner. Mais impossible. Mes filles sont des petits bouts de moi, et leurs douleurs, leurs émotions sont aussi les miennes.

Heureusement, chaque moment de joie, chaque sourire, chaque éclat de rire, sont tout aussi puissants à submerger mon cœur.

Chaque première fois, leurs petits mots d’enfants, leurs câlins et les avalanches de bisous,  me reboostent à 200%. Je me dope aux bisous et aux mots doux.

Je vis pour elles, je vis pour trois.

Je suis elles, elles sont un peu moi.

 

coloriage HelloKids

Comments: 2

  1. Mewrins 10 janvier 2016 at 14 h 46 min Reply

    C’est tout à fait ça !
    Moi je suis une maman 4 en 1.. Je vis pour mes garçons. Mes garçons sont ma vie !

  2. maeva 22 janvier 2016 at 1 h 06 min Reply

    Vraiment bien dit! je suis maman depuis 3 mois et je suis elle et elle est moi… quoi de plus beau que les enfants?

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